Rapporté par Ibn ʿAbbās (رضي الله عنهما) · Ḥasan · Ibn Mājah n°2045 · Bayhaqī n°7/356
Ce hadith court établit un principe juridique fondamental : la responsabilité religieuse suppose conscience, mémoire et liberté. L'erreur, l'oubli et la contrainte enlèvent la responsabilité. Principe qui allège énormément la pratique religieuse.
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D'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée) : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Certes, Allah a pardonné pour moi à ma communauté l'erreur, l'oubli, et ce à quoi ils ont été contraints. »
Source : Ibn Mājah n°2045 · Bayhaqī n°7/356
ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée). Ce hadith est l'un des grands principes allégés du fiqh.
Celui qui croit boire de l'eau et boit du vin par erreur n'est pas pécheur. Celui qui tue accidentellement n'est pas meurtrier. Mais les droits humains demeurent : le tueur par accident paye la diya, celui qui casse un bien par erreur doit indemniser. La levée concerne la responsabilité religieuse, pas civile.
« Quiconque oublie une prière, qu'il la prie quand il s'en souvient » (Bukhārī). L'oubli n'annule pas l'obligation — on rattrape. Mais il dispense du péché. De même pour Ramadan : celui qui mange par oubli pendant le jeûne ne rompt pas son jeûne (Bukhārī).
L'ikrāh suppose : (1) une menace réelle et crédible, (2) la menace porte sur la vie, les membres, l'honneur ou les biens importants, (3) la personne ne peut pas fuir ou résister. Dans ces conditions, accomplir un acte interdit ou omettre un obligatoire est excusé. L'exemple de ʿAmmār ibn Yāsir (Coran 16:106).
La contrainte n'excuse pas tout : le meurtre d'un innocent ne peut être justifié par la contrainte. L'apostasie du cœur n'est pas excusée, seulement la parole extérieure. Le principe est équilibré, pas absolu.