Rapporté par Ibn Masʿūd (رضي الله عنه) · Muttafaq ʿalayh · Bukhārī n°3208 · Muslim n°2643
Ce hadith décrit les étapes embryonnaires et l'inscription du destin. Il pose une question théologique majeure : la liberté humaine face à ce qui est écrit. Les savants soulignent que la fin mentionnée — « les actes sont selon les fins » — rappelle que l'issue d'une vie dépend souvent de ses derniers moments.
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D'après ʿAbd Allāh ibn Masʿūd (qu'Allah l'agrée) : Le Messager d'Allah ﷺ — le véridique et digne de foi — nous a dit : « La création de chacun d'entre vous est rassemblée dans le ventre de sa mère durant quarante jours sous forme de goutte, puis il devient caillot de sang pendant autant de temps, puis morceau de chair pendant autant de temps. Ensuite l'ange lui est envoyé et lui insuffle l'esprit. Il reçoit l'ordre d'inscrire quatre choses : sa subsistance, son terme, ses œuvres, et s'il sera malheureux ou heureux. Par Allah en dehors de qui il n'est point de divinité, l'un d'entre vous accomplit les œuvres des gens du Paradis au point qu'il ne se trouve plus entre lui et celui-ci qu'une coudée, puis ce qui est écrit le rattrape et il accomplit les œuvres des gens de l'Enfer et y entre. Et l'un d'entre vous accomplit les œuvres des gens de l'Enfer au point qu'il ne se trouve plus entre lui et celui-ci qu'une coudée, puis ce qui est écrit le rattrape et il accomplit les œuvres des gens du Paradis et y entre. »
Source : Bukhārī n°3208 · Muslim n°2643
ʿAbd Allāh ibn Masʿūd (qu'Allah l'agrée), l'un des premiers convertis à l'Islam (le 6ème homme). Il était si proche du Prophète ﷺ qu'il accédait à son intimité familiale. Connu pour être l'un des plus grands savants du Coran et des hadiths parmi les Compagnons. Le Prophète ﷺ a recommandé d'apprendre le Coran de lui. Il mourut à Médine en 32 H.
Ces étapes correspondent aux termes coraniques dans la sourate Al-Muʾminūn (v. 12-14). La précision scientifique de cette description a été remarquée par de nombreux chercheurs.
Ces quatre éléments sont déterminés par Allah avant même la naissance. Cela ne supprime pas la responsabilité : l'humain agit selon son choix, mais Allah connaît le résultat.
Ce hadith enseigne à ne jamais désespérer (car on peut finir bien après avoir mal vécu) et à ne jamais s'enorgueillir (car on peut finir mal après avoir bien vécu). D'où la nécessité du duʿāʾ constant pour la bonne fin.