Rapporté par ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (رضي الله عنه) · Muttafaq ʿalayh · Bukhārī n°1 · Muslim n°1907
Le hadith n°1 de Nawawi est considéré par les savants comme un tiers de la religion. Il pose le principe fondateur selon lequel tout acte — spirituel ou mondain — tire sa valeur de l'intention qui l'anime. Imam al-Shāfiʿī disait qu'il entrait dans soixante-dix chapitres du fiqh.
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D'après le commandeur des croyants Abū Ḥafṣ ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (qu'Allah l'agrée) qui a dit : J'ai entendu le Messager d'Allah ﷺ dire : « Les actes ne valent que par les intentions, et à chacun revient ce qu'il a eu l'intention de faire. Quiconque a émigré pour Allah et Son Messager, son émigration est pour Allah et Son Messager. Quiconque a émigré pour une chose de ce bas-monde qu'il veut obtenir, ou pour une femme qu'il veut épouser, son émigration est pour ce vers quoi il a émigré. »
Source : Bukhārī n°1 · Muslim n°1907
ʿUmar ibn al-Khaṭṭāb (qu'Allah l'agrée), deuxième calife de l'Islam, surnommé al-Fārūq (celui qui distingue le vrai du faux). Il s'est converti à l'Islam avant l'Hégire et fut l'un des plus proches Compagnons du Prophète ﷺ. Devenu calife après Abū Bakr, il étendit l'État islamique, instaura le calendrier hégirien, organisa les administrations (dīwāns). Il fut assassiné en prière par Abū Luʾluʾa al-Majūsī en l'an 23 H.
La particule innamā introduit une règle d'exclusivité (ḥaṣr) : les actes ne valent QUE par les intentions. Un acte sans intention est une forme vide.
Imam Aḥmad et al-Shāfiʿī ont dit que ce hadith constitue un tiers de la science. Les actes du serviteur se divisent en trois : actes du cœur, actes de la langue, actes des membres. La niyya est le premier d'entre eux.
Non seulement l'acte dépend de l'intention pour sa validité, mais sa récompense dépend aussi de la qualité de l'intention.
Le même geste physique, deux récompenses opposées, selon la sincérité de l'intention.