Rapporté par Ibn ʿAbbās (رضي الله عنهما) · Muttafaq ʿalayh · Bukhārī n°6732 · Muslim n°1615
Ce hadith établit les deux règles fondamentales du droit successoral islamique (al-farāʾiḍ) : (1) attribuer d'abord les parts fixées par le Coran aux bénéficiaires désignés (aṣḥāb al-furūḍ), (2) le résidu éventuel revient aux agnats (ʿaṣaba), le plus proche d'abord.
Disponible sur ordinateur
D'après Ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée) : Le Messager d'Allah ﷺ a dit : « Attribuez les parts successorales à leurs ayants droit ; ce qui reste revient au mâle le plus proche. »
Source : Bukhārī n°6732 · Muslim n°1615
ʿAbd Allāh ibn ʿAbbās (qu'Allah les agrée), le grand exégète du Coran. Ce hadith est l'un des fondements du droit successoral islamique (ʿilm al-farāʾiḍ).
Le Coran détaille précisément les parts (Nisāʾ 11, 12, 176) : la moitié, le quart, le huitième, les deux tiers, le tiers, le sixième. Les bénéficiaires (aṣḥāb al-furūḍ) sont désignés : époux/épouse, père, mère, filles, sœurs... Ce hadith ordonne de commencer par attribuer ces parts.
L'ʿaṣaba désigne les parents mâles par ligne agnatique (fils, petit-fils, frère, neveu, oncle paternel, cousin paternel). Le plus proche exclut le plus lointain : un fils exclut un frère, un frère exclut un oncle. C'est une logique de proximité généalogique. S'il n'y a pas d'ayant droit coranique, tout leur revient.
Le droit successoral est l'une des sciences les plus précises de l'Islam. Le Prophète ﷺ a dit : « Apprenez les farāʾiḍ et enseignez-les, car c'est la moitié de la science, c'est elle qui sera oubliée, c'est elle qui sera arrachée en premier de ma communauté » (Ibn Mājah). Sa maîtrise protège les droits des héritiers, surtout les plus faibles (orphelins, veuves).